Les Etapes pour le lancement d’une entreprise en Chine

Pour le lancement d’une structure locale en toute légalité, différents statuts légaux, différentes formes de société existent :

Portage administratif – C’est une forme de domiciliation via une société partenaire, Chambre de commerce ou business center. La plupart offrent, outre un portage physique, des services de conseils fiscaux, légaux ou de comptabilité, location de bureaux, secrétariat…Conseillé en phase de stratégie de développement, prospection, etc.

Bureau de représentation – Première forme de structure légale en Chine. Si elle ne permet ni de vendre ni de facturer, elle présente l’avantage de se faire connaître des autorités, de réaliser une étude de marché, de créer un réseau pertinent, de rencontrer des partenaires potentiels en toute légalité. Le bureau est déjà soumis à la taxation, calculée sur base des dépenses.

Business Licence – C’est l’accréditation de votre projet par les autorités locales, compétentes sur le marché des affaires chinois. Elle est valable de 6 mois à 3 ans.

Ensuite, pour pérenniser le rêve d’établir son entreprise en Chine, les autorités locales demanderont d’investir une somme d’argent importante, calculée en fonction du secteur d’activités, des besoins en fond de roulement et de la zone où on s’installe. C’est l’administration qui fixe au cas par cas les montants nécessaires pour monter soit une WFOE soit une Joint-Venture.

Attention, il est très loin le temps où l’on pouvait faire n’importe quoi en Chine. Les étrangers sont surveillés de près par l’administration, qui cherche à ne garder que les éléments les plus riches ou les plus rentables. Pas question donc d’engager du personnel sans les autorisations nécessaires ou de facturer via une structure offshore. Les contrôles sont très fréquents et lourds de conséquences pour la suite de votre activité.

Il convient d’une part de bien s’entourer, via votre réseau, d’entrepreneurs qui pourront vous diriger, vous aiguiller et d’autre part de se faire conseiller par les professionnels du secteur, qu’ils soient Chinois ou non.

On retient la FESCO, société d’État dont la fonction est l’installation d’entrepreneurs étrangers en Chine, via des services de consulting, d’aide comptable, fiscale, ressources humaines, transferts d’argent… → www.fesco.com.cn

De même, les chambres de commerces proposent une gamme de services similaires.

WFOE (Wholly Foreign Owned Enterprise) : c’est une société à capitaux 100% étrangers, une entreprise à responsabilité limitée, établie par des investisseurs étrangers. Cette structure permet, en toute légalité, d’avoir des relations commerciales, de vendre, de facturer et d’engager du personnel. Elle est soumise à la TVA, l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur les bénéfices et autres. Elle doit obligatoirement travailler avec un bureau de comptabilité chinois.

Joint-Venture : c’est l’association d’un étranger avec un partenaire chinois, chacun apportant 25% minimum de l’investissement. La structure permet les mêmes activités qu’une JV.

 

Témoignage Camille Zoaje

Avant de monter une structure légale en Chine, ce qui prend énormément de temps, il convient de tester le marché. De connaître l’intérêt du public pour les produits et de repérer une niche intéressante, qui permet de communiquer ensuite. Et évidemment, de vérifier avant toute chose l’état de la concurrence existante dans votre secteur.

Nous avons commencé par vendre nos bijoux sur des marchés de créateurs et ensuite, nous avons rencontré les responsables de magasins à Shanghai pour vendre nos produits, via les enseignes Regalo. Il est important de multiplier les sources de revenus et c’est pour cela que nous avons un e-shop en France. Nous sommes aussi distribués dans deux boutiques à Paris.

Ce qui nous démarque, c’est le matériel utilisé pour nos bijoux, le gold filled et leur esthétique générale. Le style des produits est assez unique et il intéresse beaucoup les distributeurs chinois. Il est donc essentiel – comme partout – de comprendre ce que l’on peut apporter de neuf au marché avant de se lancer.

Lancer un projet en Chine, c’est une aventure mais il ne faut pas se précipiter. Testez d’abord votre produit ou service sur un public test sans entamer trop de dépenses. Multipliez les canaux de distribution et vérifiez avant de commencer s’il n’y a pas trop de concurrence existante dans votre secteur. Car face à des Chinois, vous partez déjà avec moins de chances.

www.zoaje.com

Post Author:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *