La protection sociale à l’étranger

Soyez bien conscient que la protection sociale est une des composantes les plus importantes de votre expatriation. Que ce soit par le biais d’une entreprise en France, ou de façon personnelle, ne lésinez pas sur la qualité de votre couverture santé et retraite. Privilégiez la vision à long terme, soyez prévoyante sur l’imprévu (accident, maladie, maternité…) et la qualité des prestations, plutôt que faire des économies que vous risqueriez de regretter ensuite.

 

Les soins de santé peuvent être très chers en Chine. Ils peuvent rapidement devenir inabordables. Il est donc nécessaire de recourir à une bonne assurance et de l’anticiper avant le départ.

 

Différentes options :

Que vous soyez salarié d’une entreprise en contrat d’expatrié ou en contrat local, que vous soyez indépendant, voici ce qui va se passer lors d’un départ de France :

  • Il peut être tout d’abord obligatoire de cotiser au régime de protection sociale du pays d’accueil, s’il y en a un, sauf si vous êtes détaché.

Ensuite, au choix :

  • Vous souhaitez conserver les standards français de votre sécurité sociale, vous pouvez cotiser à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE), pour bénéficier des mêmes prestations qu’en France. Pas de rupture de droits : la CFE assure la continuité avec le régime général de la “Sécu” pendant l’expatriation, au retour, et pendant les séjours temporaires en France (attention : prise en charge dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale appliqués en France). Il est donc recommandé également souscrire à une mutuelle complémentaire pour être mieux couvert et remboursé. Afin de proposer une réponse adaptée à chacun, la CFE propose notamment des contrats d’assurance « tout en un » (Sécurité sociale + complémentaire) pour une protection sociale complète.
  • Vous optez pour une assurance privée (dite au 1 er euro), qui vous fait sortir totalement du système de sécurité sociale français. Attention aux délais de carence à votre retour !

 

Le point sur la retraite :

Hors détachement, et si vous quittez la France pour aller travailler hors Espace économique et européen ou dans un pays n’ayant pas passé une convention avec la France, vous ne cotisez plus pour votre retraite. Or, fin 2015, il n’existe aucune convention avec la Chine en matière de retraite.

La seule solution pour continuer à cotiser pour sa retraite française en Chine est de cotiser par l’intermédiaire de la CFE. En effet dans ce cas, le salarié cotise comme s’il travaillait en France. Le compte retraite continue d’être alimenté dans les mêmes conditions. C’est une sécurité sur le calcul de la retraite. C'est donc intéressant pour les expatriés qui font une partie de leur carrière en France, une autre à l’international. Mais il est vrai que cotiser auprès de la CFE pour la retraite a un coût, généralement pris en charge (au moins en partie) par les employeurs lorsque le salarié est envoyé à l’étranger par l’entreprise, mais plus lourd à supporter pour les salariés individuels.

 

Vous suivez votre conjoint ?

La CFE propose également deux solutions pour la retraite des conjoints :

  • Si vous exerciez une activité professionnelle juste avant votre départ, vous pouvez cotise au titre d’ « ancien assuré obligatoire » dans les six mois suivant votre cessation d’activité.
  • Si vous avez un enfant de moins de vingt ans à charge, vous pouvez cotiser en tant que personne chargée de famille. Il s’agit d’une cotisation forfaitaire permettant d’alimenter un compte retraite en trimestres.

 

La Caisse des Français de l’Etranger (CFE)

Dans le cas d’une expatriation, vous ne cotisez plus en France et donc vous perdez vos droits à la Sécurité sociale française et à la retraite. Il est alors recommandé d’adhérer à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE) qui assure la continuité avec le régime général de Sécurité sociale français pendant l'expatriation, au retour et pendant les séjours temporaires en France.

 

Elle permet d’éviter les pertes de droits ainsi que les délais de carence, fréquents dans le cas d’un séjour à l’étranger. La Caisse des Français de l’Etranger couvre trois risques :

  1. Maladie – maternité (et invalidité pour les salariés),
  2. Accidents du travail, maladies professionnelles (pour les salariés),
  3. Vieillesse (retraite de la Sécurité sociale gérée par l’Assurance retraite – pour les salariés, les anciens assurés d’un régime obligatoire français, les personnes chargées de famille).
  • La cotisation à la CFE est volontaire.
  • L’inscription s’effectue dans les 3 mois qui suivent le départ de France pour éviter les délais de carence.
  • La CFE rembourse les mêmes prestations que la « sécu » : hospitalisations, soins ambulatoires, maternité, dentaire,… mais dans la limite des remboursements de la « sécu française ».

Il est donc fortement conseillé de prendre également une mutuelle car les coûts dans les hôpitaux et cliniques internationaux de Shanghai sont élevés.

 

Plus d’informations : www.cfe.fr

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